Le CLDH en bref
Le CLDH (Centre Libanais des Droits Humains) est la structure libanaise officielle qui reprend au Liban les activités locales du Mouvement franco-libanais SOLIDA (Soutien aux Libanais Détenus Arbitrairement) basé en France. SOLIDA est une organisation de défense des droits de l’Homme membre du Réseau Euro Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) qui depuis 1996 est active dans la lutte contre la détention arbitraire, les disparitions forcées et l’impunité des auteurs de violations graves des droits de l’Homme.
Le CLDH a été créé à Beyrouth en octobre 2006 par l’équipe de SOLIDA assistée de défenseurs des droits de l’Homme locaux, et poursuit les objectifs suivants:
- lutter contre les disparitions forcées de citoyens libanais (et des personnes résidant habituellement au Liban)
- lutter contre la détention arbitraire
- lutter contre l’impunité des auteurs de violations graves des droits de l’Homme.
Historique de SOLIDA
Depuis près de dix ans, SOLIDA contribue, avec les organisations nationales libanaises et les ONG internationales, à la sensibilisation de la communauté internationale aux problématiques susmentionnées.
SOLIDA a ainsi contribué, en lui apportant un soutien international, à l’émergence en octobre 1997, du « Comité des familles de détenus libanais en Syrie », à une période où la question des Libanais détenus au secret en Syrie était strictement taboue au Liban. Puis en 1998, l’organisation d’une tournée européenne de représentants de ce comité a abouti à une première résolution du Parlement Européen sur ce sujet alors brûlant, lui apportant un éclairage international, entretenu par l’organisation de plusieurs mini tournées européennes par la suite, qui a facilité la libération en deux vagues successives de plus de 170 Libanais détenus ou portés disparus dans les prisons syriennes.
SOLIDA a participé à l’organisation par la FIDH (Fédération Internationale des ligue des Droits de l’Homme) de la première rencontre euro méditerranéenne des familles de disparus du sud et de l’Est de la Méditerranée. Rencontre qui a débouché sur l’émergence de la Coalition euro méditerranéenne des Familles de Disparus, qui fonctionne pour l’instant de manière informelle, et à laquelle SOLIDA apporte sa contribution (organisation de rencontres entre associations de familles de disparus des différents pays du bassin méditerranéen notamment).
Depuis décembre 2005, SOLIDA participe également au Comité de suivi du dossier des charniers au Liban, composé de membres de NDH Liban (Nouveaux Droits de l’Homme) et de SOLIDA qui réalise le suivi de l’ouverture des fosses communes et des charniers du Liban, visant à identifier les victimes, adresse régulièrement aux autorités des recommandations en la matière, et contribue au travail des journalistes étrangers intéressés par le sujet. La naissance du CLDH
En mai 2006, quelques membres de l’équipe de SOLIDA, qui avaient toujours opéré depuis l’Europe tout en menant régulièrement des missions d’enquête au Liban ont ouvert un bureau à Beyrouth. Doté d’un statut légal en France, SOLIDA a enregistré le CLDH (Centre Libanais des Droits Humains) auprès des autorités libanaises en octobre 2006. Le CLDH est donc la structure officielle qui poursuit les activités locales de SOLIDA sur le terrain au Liban. Cet enregistrement a simplifié les aspects légaux entourant le travail de l’organisation sur le terrain et a permis d’assurer que le CLDH existe en conformité avec la loi libanaise.
Activités actuelles
Le CLDH sur le terrain apporte son soutien aux initiatives visant à déterminer le sort de l’ensemble des personnes disparues au Liban, que ce soit du fait des milices libanaises ou des armées étrangères. SOLIDA réalise dans ce cadre le suivi de plusieurs dossiers soumis au groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU
Le CLDH réalise le suivi de nombreux cas de détention arbitraire au Liban, en coordination avec les organisations libanaises, internationales, et avec le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU. A plusieurs reprises, le suivi du dossier par le groupe de travail sur la détention arbitraire, associé aux efforts des organisations qui s’associent à l’action, a permis une reconnaissance de la détention au secret, ou de l’illégalité de la détention, et mis un terme rapidement à la situation avec la relaxe du détenu.
Le CLDH suit également nombre de personnes ayant été victimes de violations graves des droits de l’Homme, et leur apporte un soutien juridique, social et médical, en activant les réseaux de professionnels et associatifs qui se sont constitués autour de l’organisation au fil des années
L’ implantation des activités de l’association au Liban a permis à son équipe une plus grande proximité avec les victimes de violations, avec ses partenaires locaux, et la mise en place de projets importants, notamment en matière de Vérité Justice et Réconciliation, et de réhabilitation des victimes. |