RAPPORT
Détenus Libanais en Syrie: la situation actuelle
Suivi des 5 cas présentés au
cours de la "semaine d'action et de soutien des détenus libanais dans les prisons
syriennes."
(26 Janvier - 1er Février 1998)
Quelques autres exemples de détenus libanais en Syrie.
Paris, 3 juillet 1998
LETTRE DE SOLIDA A TOUTES LES PERSONNES AYANT RENCONTRE LES FAMILLES DES DETENUS LIBANAIS EN SYRIE
Du 26 Janvier au 1er Février 1998 avait eu lieu à Paris une "Semaine d'Action et de Soutien des détenus libanais dans les prisons syriennes", à l'initiative d'Amnesty International Section française, de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture), de la Ligue française des Droits de l'Homme, de la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme) et du Mouvement SOLIDA (Soutien aux Libanais Détenus Arbitrairement).
A l'occasion de cette semaine, vous aviez rencontré les représentants du "Comité des familles de détenus libanais en Syrie", créé à Beyrouth en Octobre 1997, et de SOLID (Support Of Lebanese In Detention).
Les autorités syriennes ont depuis relâché quelques 121 détenus libanais, juste après avoir reconnu en détenir 155 (quant aux 34 qu'elles ont reconnu avoir maintenu en détention, aucune information n'est disponible quant à leur identité, aux lieux et aux motifs de leur détention)
Malheureusement, malgré ces libérations, un très grand nombre de familles libanaises ont toujours un proche détenu en Syrie.
Vous aviez par exemple rencontré au cours de la "Semaine d'Action ", la mère de l'officier Kaytel HAYEK, détenu en Syrie depuis 1994, les mères de Johnny NASSIF et de Jihad EID, détenus depuis 1990, et les frères de Boutros KHAWAND et de Tanious TAYAR, enlevés respectivement en 1992 et 1978.
Depuis, Kaytel HAYEK a été remis en mars à la Justice libanaise, mais la situation de Jihad EID, de Johnny NASSIF, de Boutros KHAWAND et de Tanious TAYAR reste inchangée.
Vous trouverez, dans les pages 4 à 11, la description de la situation actuelle de ces personnes, et dans les pages suivantes, quelques autres cas suivis par le "Comité des familles" et les organisations libanaises de défense des Droits de l'Homme.
Les 16 et 17 juillet prochains, les autorités françaises vont rencontrer le Président Assad en visite en France, et auront une nouvelle fois l'occasion d'intervenir auprès de lui pour la résolution de ce drame humain. C'est pourquoi leurs familles lancent aujourd'hui un véritable appel à l'aide aux dirigeants français et à tous ceux qui seraient en mesure d'intervenir auprès du Président Assad, pour mettre fin à leur souffrance. Vous trouverez à la page suivante, en guise de préambule, un message du "Comité des familles de détenus libanais en Syrie".
Nous espérons vivement que l'intervention internationale auprès du Président Assad permettra de mettre un terme définitif à ce drame humain qui n'a que trop duré.
Le Mouvement SOLIDA
(Soutien aux Libanais Détenus Arbitrairement)
MESSAGE DU COMITE DES FAMILLES DE DETENUS LIBANAIS EN SYRIE
Sans nul doute, vous connaissez l'épreuve que traversent des centaines de familles libanaises, dont un membre est retenu arbitrairement et illégalement depuis des années dans les prisons syriennes, malgré les accords internationaux ratifiés par la Syrie.
Cependant, qu'il nous soit permis d'insister au près de vous: l'angoisse qui étreint les parents des détenus, vous la devinez en saisissant ce qu'elle peut être, lorsqu'un fils est depuis 5, 7 voir 15 ans en train de subir une captivité inhumaine, au secret et que les rares informations qui nous parviennent par d'anciens détenus nous indiquent, la plupart du temps, le très mauvais état de santé de nos enfants.
Sachant que la France a toujours noblement défendu les Droits de l'Homme et que vous ne sauriez tolérer des situations aussi injustes, nous avons recours à vous qui pouvez intervenir auprès des autorités syriennes et obtenir la libération de nos jeunes détenus.
Nos familles n'espèrent que faire soigner celui qui reviendra et pouvoir l'entourer afin qu'il puisse oublier un peu cette captivité odieuse qui risque fort de l'avoir marqué à jamais
Convaincus que vous aurez à cur de répondre à l'attente anxieuse de tant de parents qui comptent sur vous, nous vous prions d'agréer l'expression très respectueuse de notre sincère reconnaissance.
Beyrouth, le 30 Juin 1998.
Le Comité des Familles de Détenus Libanais en Syrie.
| Suivi des 5 cas présentés au cours de la "semaine d'action et de soutien des libanais détenus dans les prisons syriennes" (Paris, 26 Janvier - 1er Février 1998) |

Kaytel HAYEK, qui a été détenu illégalement en Syrie pendant 4 ans, tente aujourd'hui de faire valoir ses droits devant la justice libanaise, et aussi de recouvrer la santé
En janvier 1998, au cours de la "Semaine d'Actions et de soutien des Libanais détenus dans les prisons syriennes", la mère de l'officier libanais Kaytel HAYEK, avait décrit la situation de son fils comme suit:
"Mon fils, Kaytel HAYEK, lieutenant-colonel de l'Armée Libanaise originaire de Beyrouth a été enlevé en juin 1994 sur un barrage de l'Armée Libanaise, où 40 soldats étaient présents.
Après des contacts avec les dirigeants politiques et militaires libanais, j'ai demandé à connaître le sort de mon fils et on ne m'a rien répondu. J'ai rencontré: le Ministre des Affaires Etrangères, Fares BOUEIZ, le Ministre de la Défense, Mohsen DALLOUL, le Ministre de l'intérieur Béchara MERHEJ, le vice-président du Conseil des Ministres, Michel EL-MUR et le Ministre Elie HOBEIKA.
Concernant les militaires, j'ai rencontré: le Commandant de l'Armée, Emile LAHOUD, le directeur des services de renseignements, Michel RAHBANI et de nombreux officiers de l'armée et des services secrets.
Après deux ans de recherches au cours desquels les informations étaient monnayées, j'ai pu rencontrer mon fils à la prison de Mazzé (en Syrie), où je le rencontre tous les 3 mois durant une heure. Ma dernière visite remonte au 11 décembre 1997. Il y est encore détenu à ce jour sans qu'aucun jugement ( NB: rendu public) n'ait été prononcé à son encontre.
Le gouvernement libanais nie sa détention en Syrie, et celui-ci a été condamné par contumace par le Tribunal militaire de Beyrouth le 5 Novembre 1996, alors que j'ai déclaré devant le juge qu'il était détenu à Mazzé. Il a été jugé coupable d'avoir commandité des attaques armées contre des positions militaires syriennes, d'avoir collaboré avec Israël, et comploté en vue de tuer Ghazi Kenaan et Elie Hobeika.
Aujourd'hui, il est de nouveau mis en accusation par contumace dans le procès de l'attentat à l'encontre de Rachid Karamé, sans aucun moyen de se défendre.
Je demande qu'il soit transféré au Liban afin d'y être jugé, pour qu'il puisse assurer sa défense car il est innocent."
La demande de sa mère a finalement été entendue au bout de quatre ans. Début mars 1998, Kaytel HAYEK a été remis à la Justice Libanaise. Depuis sa détention en Syrie, il souffre de la tuberculose et a dû être hospitalisé au Liban avant d'être à nouveau emprisonné au Ministère de la Défense. Les dossiers des procès dans lesquels il est mis en cause ont donc été réouverts contre lui. Pourtant, Kaytel HAYEK aurait, selon ses propres dires, déjà été "jugé" secrètement par un tribunal de campagne libano-syrien et condamné pour les crimes qui lui sont aujourd'hui reprochés, avant son transfert en Syrie, où il a finalement été amnistié.
Aujourd'hui sa mère essaye d'obtenir le maintien en détention de son fils dans un centre médicalisé où sa tuberculose et son état général, très altéré, seront mieux traités, en attendant la fin du procès.
Si Kaytel HAYEK recouvre peu à peu ses droits de citoyen libanais, il n'en est malheureusement pas de même pour tous. Ainsi, la situation de Jihad EID, fils de Sonia EID (porte-parole du Comité des familles de détenus libanais en Syrie), qui était venue en France en Janvier, est toujours la même (voir page suivante).
Jihad EID, né en 1970, kidnappé
par l'armée syrienne en 1990.
Le 13 Octobre 1990, mon fils Jihad Eid a été appelé de sa maison pour venir aider ses copains soldats à tenir le front dans son quartier de El - Hadath. Il s'est précipité pour protéger les familles chrétiennes de sa ville, de la barbarie de la guerre. Il n'avait aucun engagement vis-à-vis du Général Aoun, mais voulait se dévouer à une carrière militaire...
Le jour de son enlèvement, ses camarades l'ont vu blessé à deux reprises, à l'épaule et la jambe. Puis, rassemblé avec d'autres personnes, à l'hôtel Beau Rivage, lieu de détention de l'armée syrienne, à Beyrouth-Ouest. Mais, tout de suite, il fût transféré à la frontière libano - syrienne, dans la prison de Anjar. Où, deux officiers de l'armée libanaise étaient à ses côtés. D'ailleurs, ils ont été relâchés trois jours plus tard, par ordre d'une personnalité politique libanaise, et sont venu me porter témoignage dans ma maison.
Puis, un commissaire syrien A. N m'a assuré la présence de mon fils Jihad dans une prison syrienne.
Deux semaines plus tard, on l'amène à Damas, dans la prison de Mazzé. Et pendant plus de huit mois, il est interrogé sous la torture, dans le camp spécialisé pour " le questionnement" Palestine 235.
Suite à un séjour de 15 jours dans la capitale syrienne, j'ai moi - même établi un contact avec un homme d'affaire proche du pouvoir, qui, après avoir reconnu la présence de mon fils Jihad Eid dans un prison syrienne, voulait m'obtenir un droit de visite, qui me fût refusé à cause de la guerre du Golf!...
D'aprés une personne proche de ma famille, libérée en 1995, l'état de santé de mon fils était critique et grave.
En effet, suite aux abominables tortures et à l'inflammation d'une blessure pendant les combats, Jihad aurait été amputé d'une jambe! Donc, dans des conditions déplorables de santé et d'hygiène de vie.
Le 1er Février 1995, deux hommes des services de renseignements libanais se sont présentés à mon domicile, où plus d'une dizaine de personnes étaient présentes. Ils ont affirmé la présence de mon fils Jihad Eid, prisonnier à Mazzé, en citant les services d'espionnage libanais du Ministère de la Défense de Baabda comme source sûre de contact. Puis ils ont demandé à mon mari et à mon fils cadet, preuve à l'appui, de se présenter le lendemain au Ministère de la Défense, afin d'être confrontés à seize autres familles de soldats de détenus en Syrie, afin d'avoir de plus amples renseignements sur nos enfants.
Le lendemain, ils ont rencontré l'officier responsable des soldats emprisonnés en Syrie qui a nié la présence de mon fils Jihad et des seize autres soldats en Syrie, et nié également, la visite de toute personne de son service à mon domicile, alors que de nombreux témoins étaient présents!
Depuis cette date, ma famille et moi vivons dans l'espoir de voir mon fils parmi nous, loin de sa torture quotidienne, physique et psychologique!
Sonia EID
Porte-parole du Comité des familles de détenus libanais en Syrie.
Violette NASSIF, dont le fils Johnny avait été enlevé à l'âge de 16 ans, par l'armée syrienne, était également venue en France (voir son témoignage page suivante). Malgré les preuves de la détention en Syrie que possède sa mère (dont un permis de visite qui n'a jamais été honoré), l'état syrien le maintient détenu, comme Jihad EID et des centaines d'autres personnes, complètement au secret.

Johnny NASSIF, né en 1974, kidnappé
par l'armée syrienne au Liban en 1990.
Mon fils, Johnny Salem NASSIF, né en 1974 à Beyrouth était soldat dans l'armée libanaise. Il a été enlevé le 13 octobre 1990 par l'Armée Syrienne, alors qu'il était sur le front de Daher El Wahech.
Pendant un an, les armées libanaises et syriennes ont nié sa présence dans une prison syrienne. Mais une personne de ma connaissance a reconnu mon fils dans le convoi de camions de prisonniers qui montait vers Damas.
Puis, en 1991, un communiqué du Ministère de la Défense a affirmé sa présence en Syrie et a diffusé une liste d'autres noms dans les casernes de l'Armée Libanaise.
Depuis, j'ai rencontré des dizaines de personnalités libano-syriennes dans le monde politique et militaire, dont entre autres, l'ancien ministre de la Défense libanais, Michel EL MUR, qui n'a pas pu m'aider pour voir mon fils Johnny dans une prison syrienne, ou même le faire transférer au Liban.
Suite à un laissez-passer obtenu par le Patriarche des Orthodoxes, j'ai pu obtenir un rendez-vous à Damas, avec le Commandant du Club des Officiers, Brahim EL BITTAR, qui après m'avoir affirmé sa présence dans une prison syrienne, s'est rétracté sur tout ce qu'il venait d'avancer...
Ensuite, j'ai pu grâce au directeur des prisons syriennes, Bassem EL TAEF, obtenir un rendez-vous avec un officier qui me montrera mon fils. Pendant que je lui parlais un de ses lieutenants a appelé mon fils Johnny NASSIF de sa cellule pour venir me voir. Mais dès qu'il a su qu'il a été arrêté le 13 octobre 1990, il a annulé la rencontre et a nié la présence de mon fils chez eux!
Car la présence des soldats libanais arrêtés le 13 octobre 1990 relève d'un cas particulier sachant qu'ils combattaient sous les ordres du Général Aoun. Ensuite pour preuve que cette date de l'histoire est un sujet tabou pour le gouvernement libanais, l'actuel ministre de la Défense, Mohsen DALLOUL, m'a textuellement dit que si mon fils était présent en Syrie, il ne pouvait rien pour lui. Ainsi que la Première Dame libanaise, Mona HRAOUI, qui suite à une conversation téléphonique, m'a dit que cette affaire l'agace et qu'elle baisse les bras.
Pour le moment mon fils Johnny NASSIF, âgé de 23 ans, est torturé depuis l'âge de 16 ans dans une prison syrienne (à Saydnaya), où il reçoit des pressions physiques et psychologiques depuis sept ans.
Violette NASSIF
De même, aucun éclaircissement n'a été apporté aux familles de Tanious TAYAR et de Boutros KHAWAND, quant au sort de leurs proches, enlevés respectivement en 1978 et 1992.

Description de la situation de Boutros KHAWAND par son frère, Massoud,lors de sa venue en France en janvier 1998.
Boutros KHAWAND, né en 1939, marié, père de 4 enfants dont le cadet a 6 ans. Il a été engagé dans le parti de Kataëb depuis 1956, et est devenu membre du bureau politique depuis 1987. Il a été kidnappé le 15 septembre 1992 et son sort reste inconnu depuis.
Déroulement de l'enlèvement;
Témoins: son fils Fadi, âgé de 21 ans et de nombreux voisins qui ont assisté à l'enlèvement.
Le 15 septembre 1992 à 9 heures et quart, alors que Boutros Khawand était sur le chemin du Bureau Politique de Kataëb, à 100 mètres de son domicile de Sin El Fil (Beyrouth), trois voitures sont venues lui couper la route, 2 BMW et une camionnette rouge, dans lesquelles il y avait entre 8 et 10 hommes armés. Ils l'ont fait descendre de force de sa voiture et l'ont fait monter dans la camionnette et ont laissé sa voiture sur la route. A savoir que le lieu de l'enlèvement près de sa maison se trouve dans le quartier de nombreuses positions militaires syriennes et libanaises.
La sécurité libanaise n'a pris aucune mesure et les responsables politiques et militaires libanais nient jusqu'à aujourd'hui leur connaissance de quoi que ce soit dans l'affaire ni sur le lieu de sa détention.
Ses camarades du Parti politique ont essayé d'intervenir, et ont demandé à être informés de son sort durant le premier mois suivant son enlèvement. Depuis, ils ont arrêté leurs investigations.
Sa femme et ses frères ont établi de nombreux contacts avec des responsables libanais qui tous ont nié leur connaissance de son sort et des causes de son enlèvement. Tout ce qu'on sait depuis l'été 1997, de la part de SOLIDA et de Human Rights Watch, c'est qu'il pourrait être détenu à la prison de Adra en Syrie.

Tanious TAYAR, né en 1952, kidnappé à
un barrage de l'armée syrienne en 1978.
Description de l'enlèvement par son frère, Fadel, qui avait également participé à la semaine organisée en France en janvier 1998.
Tanious TAYAR, né le 10 novembre 1952 à Chayah, et habitant à Hazmieh, Beyrouth, mécanicien automobile, a été enlevé à Beyrouth à un barrage syrien le 27 mai 1978
Sa famille a interrogé les militaires au niveau du barrage qui ont reconnu l'avoir arrêté et transféré en Syrie, et ne plus rien savoir sur sa situation.
Depuis, sa famille n'a plus jamais eu de ses nouvelles et la police libanaise refuse d'enquêter. Sa mère est décédée six mois après son enlèvement qu'elle n'a pas supporté.
Trente-cinq autres exemples de détenus libanais en Syrie
(suivis par le comité des familles de détenus libanais en Syrie et les organisations
libanaises de défense des Droits de l'Homme).
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· Radwan Chakib IBRAHIM, né à Mashghara le 21 Avril 1946, est un sergent à la retraite des FSI (Forces de Sécurité Intérieure), marié et père de 4 enfants. Il a été enlevé le 2 Mai 1992 par les forces de sécurité syriennes sous le commandement du major Mahmoud. Il a ensuite été transféré à la prison de Mazzé en Syrie. Sa femme le visite tous les trois mois. Sa santé s'est nettement dégradée au cours de sa détention. Il souffrirait d'insuffisance rénale, d'hypertension artérielle, de cataracte et d'anémie. |
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· Malek Yassine Agha KALTHOUM, né à Beyrouth en 1963, était étudiant au moment de son enlèvement. Il a été enlevé à Beyrouth en 1984 par des membres du Parti Socialiste Progressiste et remis aux syriens. Il aurait été détenu en 1986 et 1987 à la prison de Tadmour (Palmyre), et de 1987 à1997, à la prison de Saydnaya. Depuis 1997, son lieu de détention est inconnu. |
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· Claude Hanna KHOURY est né à Deir el Kamar. Il était soldat de l'armée libanaise au moment de son enlèvement. Il a été enlevé le 20 janvier 1985 à Ashrafieh-Beyrouth. Sa disparition a été reportée au commandement général de l'armée le jour suivant. Sa famille a des raisons de penser qu'il se trouve détenu en Syrie, mais ne dispose d'aucune information sur l'endroit où il serait détenu. |
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· Fouad Spiridon ABOU-RJEILY, né en 1940 à Habrmoon, marié, charpentier, a disparu dans la région de Bhamdoun en 1983. De même que son frère Amine Spiridon ABOU-RJEILY. Leur famille a des raisons de penser qu'ils ont ensuite été transférés en Syrie. |
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· Jamal Riyad HOUHOU, né à Barja dans le Chouf en 1957, était étudiant au moment de son enlèvement. Il a été enlevé le 31 Décembre 1978 par les forces de sécurités syriennes et transféré en Syrie. |
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· Maroun Youssef AL-KHOURY, né en 1954 à Al-Bireh, a été enlevé par les forces armées syriennes le 7 septembre 1983. Son sort est ensuite demeuré inconnu. |
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· Edward Camille AL-KHOURY, né le 17 Octobre 1966, dans la région de Kfarnees, a été enlevé par les forces armées syriennes à Dahr El-Baydar, le 16 juillet 1982. Sa famille a reçu par un ancien prisonnier la nouvelle qu'il serait détenu en Syrie à la prison de Saydnaya. |
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· Elie ABOU-NADER, né en 1958, était un joueur de violon professionnel. Il a été enlevé le 21 Novembre 1984, par l'organisation palestinienne Saika, et transféré en Syrie. Sa famille n'a pas pu à ce jour obtenir de droit de visite. |
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· Ziad et Karam MORKOS, deux musiciens professionnels, ont également été tous deux enlevés le 21 novembre 1984 par l'organisation Saika et transférés au centre de détention syrien de Anjar dans la Bekaa, puis à la prison de Saydnaya en Syrie. Leur famille a appris qu'un Tribunal Correctionnel du Tribunal Militaire Syrien les avait condamnés à 15 ans de prison pour "collaboration avec Israël". |
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PERSONNES ENLEVEES LE 13 OCTOBRE 1990: |
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· Marwan Riyad MICHAALANI, né à Tripoli en 1964, était soldat dans l'armée libanaise au moment de son enlèvement. Il a été enlevé le 13 octobre 1990, par les forces armées syriennes qui entraient dans la région de Beyrouth. Sa famille n'a plus jamais eu de ses nouvelles depuis. |
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· Michel Gerges EL-BATAH, était sergent de l'armée libanaise au moment de son enlèvement le 13 Octobre 1990, par les forces armées syriennes. Sa famille n'a plus jamais eu de ses nouvelles. |
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· Tanious Camille EL-HABR, né à Ain el Halzoun, était sergent dans l'armée libanaise au moment de son enlèvement le 13 octobre 1990. |
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· Doumit Sleiman IBRAHIM, né le 7 août 1964 à Houch Hala, a été enlevé le 13 Octobre 1990. |
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· Jack Hanna NAKHOUL, né en 1962, soldat de l'armée libanaise, a été enlevé le 13 Octobre 1990 par l'armée syrienne. Sa famille a reçu confirmation de sa détention en Syrie. |
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· Robert BOU-SERHAL est né à al-Naameh en 1962. Il était premier lieutenant de l'Armée Libanaise au moment de son enlèvement, dans la région de Fanar, le 13 Octobre 1990. Sa famille a reçu des informations confirmant sa détention en Syrie, mais n'a jamais obtenu de droit de le visiter. |
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· Milad Youssef EL-ALAM, né à Tripoli en 1970, était soldat de l'Armée Libanaise au moment de son enlèvement le 13 octobre 1990 dans la région de Dahr el-Wahech. |
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· Elias Youssef AOUN est né à Jdeidet El-Fakha en 1969. Caporal de la garde présidentielle, il a également été enlevé le 13 Octobre 1990. Sa famille n'a plus jamais eu de ses nouvelles. |
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· Naji Elias EL-HINDI, né à Zahlé, était sergent de l'armée libanaise au moment de son enlèvement, le 13 octobre 1990, à Ain Saade, par les forces armées syriennes. |
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· Elie Karim WEHBE, né à Tripoli en 1960, était soldat de l'armée libanaise (corps des communications), lorsqu'il a été enlevé par les forces armées syriennes le 13 octobre 1990. Sa famille a reçu confirmation de sa détention en Syrie mais n'est toujours pas parvenue à obtenir un droit de visite. |
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· Joseph Dib EL-AKIKI, né à Al-Karak en 1968, était caporal de l'armée libanaise au moment de son enlèvement le 13 Octobre 1990, à Beit Meri. Sa famille a reçu confirmation de sa détention en Syrie mais n'a pas pu obtenir le droit de le visiter. |
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· Antoine Zakhour ZAKHOUR, né à Ashrafieh en 1963, était soldat dans l'armée libanaise au moment de son enlèvement le 13 octobre 1990, par les forces armées syriennes. |
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· Elie Saad EL-HADDAD, né à Zahlé en 1966, était sergent de la garde présidentielle libanaise au moment de son enlèvement, le 13 Octobre 1990, par les forces armées syriennes. Sa famille n'a jusqu'à aujourd'hui pour seule nouvelle de lui qu'il est toujours détenu en Syrie. |
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· Michel Youssef EL-HASBANI, né à Marjiyoun, soldat de l'armée libanaise, a été enlevé à Kfarchimah, le 13 Octobre 1990. |
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· Adel Youssef DOUMIT, né le 13 Août 1968, à Tannourine, était un soldat de l'armée libanaise lorsqu'il a été enlevé de Monteverde le 13 Octobre 1990. |
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PERSONNES KIDNAPPEES SUITE A L'OPERATION MILITAIRE DU 13 OCTOBRE 1990: |
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· Le Père Sleiman ABI-KHALIL, également moine de l'Ordre des Antonins, a été enlevé dans les mêmes circonstances. |
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